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La critique est l'art de juger les œuvres de l'esprit. Le critique d'art agit ainsi comme « guide du goût du public ». Le concept de « Salon de peinture » s'est développé après la création en 1648 de l’Académie de peinture et de sculpture. C’était le moyen par lequel les officiers et académiciens de l’Académie pouvaient présenter leurs œuvres à un public (pour plus de détails, voyez http://www.fernand-verhaegen.be rubrique « Chroniques artistiques »). Mais quel était ce public et comment était-il averti des choses de l’art, comment le « Salon » a-t-il évolué et en parallèle, le public et les moyens d’information ? On ne dispose guère d’information sur les visiteurs des Salons organisés par l’Académie, sinon une extrapolation basée sur le fait que les œuvres exposées étaient surtout destinées à « contribuer à la majesté des temples et à la magnificence des palais », donc les deux catégories très privilégiées de l’ancien régime : le clergé et la noblesse, à l’exclusion du tiers état. Les Salons faisaient l’objet de commentaires dans Le Mercure Galant, créé en 1672, et qui deviendra plus tard Le Mercure de France. L’histoire de l'art retient surtout le nom de Diderot (1713-1784) comme commentateur avisé des Salons de l’Académie française de peinture et de sculpture, pendant plus de vingt ans (de 1759 à 1781). On considère aussi Jean-Baptiste Dubos (1670-1742), dit aussi l'abbé Du Bos, comme précurseur de la critique d'art avec Réflexions critiques sur la poésie et la peinture (1718-1719) ainsi que, plus tard, l'anglais (en) William Hazlitt (1778-1830) et son On Pleasure of Painting [Du Plaisir de peindre] (1820). Après la Révolution de 1789, le musée du Louvre est créé en 1793 pour apporter à la nation un instrument de son éducation. De plus, le règlement de l’Académie est modifié : le Salon organisé par celle-ci est désormais ouvert à TOUS les artistes français ou étrangers, sans distinction.

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